| 16 avril 2010 - Randonnée en ski à La Luette 3548 m. depuis Arolla par le Pas de Chèvres - cabane des Dix |
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Responsable de course: Gérald Crivelli – Participants: Carole Barman, Marcel Richard, Pierre Maccaud, Walter Hausermann, Eddy Zahnd, Daniel Ribagnac, Francis Menoud Les joies d'internet sont profondes. Lors de ma dernière sortie à Gros Châtillon j'avais rencontré Gérald avec qui j'avais fait une bonne partie de la montée. Il m'a retrouvé grâce à "Camptocamp". Lors d'un contact par email, il m'avait annoncé leur future sortie à La Luette puis Mont-Blanc de Cheillon. Je saute sur l'occasion et demande si je peux me joindre à leur groupe. Voilà comment je me retrouve à Bex à 7h22 en ce vendredi matin, pour du ski de printemps, c'est presque une grasse matinée ! Je fais connaissance avec le groupe, membres du CAS Argentine de Bex, on boit un café le temps que Carole aille rechercher son DVA à Gryon puis départ. On arrive à Arolla, secteur militarisé pour cause de 2010, les hélicos transportent le matériel. Quelqu'un s'est-il déjà amusé à calculer le bilan écologique de cette course ? Sinon un brin marrant de voir passer au- dessus de sa tête des groupes électrogènes et autre matériel. On se répartit les cordes. On prend un billet simple course (9.- CHF) pour le tire-fesses qui au départ est plutôt du genre coup de pieds ! A l'arrivée on met les peaux, contrôle des DVA par Gérald le chef de course puis nous partons en direction du Pas de Chèvre. Montée en plein soleil. On monte par des pentes douces et longues puis par quelques conversions dans une belle pente arrivons à ce passage clef. On enlève les skis po ur les mettre sur le sac et le moment tant attendu par certains arrivent : descendre les échelles. Je l'avais passé une fois en été, mais maintenant en gros souliers et avec un sac lourd, l'ambiance n'en est que plus belle. On arrive en bas, je crois que Carole fut la plus contente d’en finir ! Reste à rejoindre à pieds le glacier de Cheillon, dans une pente raide et des traces de pieds glissantes. L'ambiance continue... On remet les skis et traversons ce glacier pour arriver à la cabane des Dix (2928m). Je suis content de retrouver cette cabane car j'avais eu l'occasion de la visiter en été 2006. Nos estomacs nous obligent à une pause casse-croûte et nous prenons le temps de manger, après tout il n'est que midi. Vers 13h15, nous partons… un peu tardif, pour du ski de printemps, mais nous sommes à 3000m. Pierre préfère ne pas faire La Luette et se réserver pour le lendemain, nous partons donc à 7 par un grand soleil et une belle chaleur. Cette canicule printanière nous posera des problèmes car elle entamera notre énergie débordante. Le rythme ralentit et dans un silence exprimant la souffrance, nous montons. Plusieurs pauses sont nécessaires, nous cuisons et sommes cuits. Francis devra s'arrêter, pour cause de sabots, et Carole reste avec lui. Nous sommes plus que cinq et arrivons dans la douleur au col de Luette. Un vent frais nous y accueille et cela me redonne de l'énergie et je pars seul à pieds pour un aller-retour jusqu'au sommet. La météo se couvre sur le sommet et pour le panorama ce sera pas mal de blanc ! On descend dans une neige réchauffée, avec des portions cartonnées. Bref dans l'ensemble agréable mais sans plus, la descente est tardive. De retour à la cabane, on s'installe, en attendant le repas buvons l'apéro et discutons bien au sujet de la vie du club dont les nouvelles réglementations compliquent la vie. J'en profite pour poser à Gérald, le chef de course, une question qui me taraude depuis longtemps : pourquoi les skieurs d'un club se suivent-ils à la queue-leuleu et en cadence militaire ? C'est une critique de W. Munter et cela entraîne une surcharge sur le manteau neigeux. Gérald m'explique que lorsque les conditions sont bonnes, ils montent ensemble et lorsque celles-ci deviennent plus difficiles, la distance de délestage est respectée (ce que nous ferons effectivement le lendemain). D'après mes expériences, tous ne respectent pas cette règle ! Dehors il se met à neiger, je n'étais pas au courant de cet événement météorologique mais cela ne peut être que bénéfique pour le lendemain. Puis tous au lit pour passer la nuit ou plutôt espérer se reposer car on a l'impression de passer une nuit blanche. J'avais pris mes boules "Quiès"et cache-yeux et ce fut fort apprécié. Rapporteur: Daniel Ribagnac |