17 avril 2010 - Randonnée en ski au Mont-Blanc de Cheillon 3800 m. depuis la cabane des Dix par le col de Cheilon

Responsable de course: Gérald Crivelli – Participants: Carole Barman, Marcel Richard, Pierre Maccaud, Walter Hausermann, Eddy Zahnd, Daniel Ribagnac, Francis Menoud

Les nuits en cabane ne sont jamais terribles et ce fut une nouvelle fois vérifié. De mon côté je suis quand même en forme mais Carole a mal passé sa nuit, Eddy, lui, sans problème, les autres se sont adapté… Pour le petit-déjeuner, c'est la cohue, la cabane est quasi pleine (115 personnes), le déjeuner est assez vite avalé. On quitte cette cabane charmante, les dortoirs sont quand même petits et le gardien un peu bourru mais très sympa. On longe le bas du vallon, devant l'imposante face S du Mont-Blanc de Cheillon. J'ai branché mon GPS ( data logger) et il ne capte rien ... comme pendant le reste de la journée ! Comme quoi pour l'orientation l'altimètre et la carte lui sont préférables ! Nous sommes le dernier groupe dans cette procession et il y a même des raquetteurs qui iront jusqu'au sommet ! Par une série de conversions, nous arrivons au col de Cheillon et la vue se dégage sur le glacier du Giétro, magnifique ! Les autres groupes s'encordent mais pas nous. Nous avons tous le matériel glaciaire (baudrier, vis, ...) sur nous, mais skions désormais à distance. Walter préfère s'arrêter là, voulant garder ses forces pour la remontée des échelles.

Il doit faire -10°c, et on apprécie nos multiples couches de vêtements. On amorce la montée dans les belles pentes du glacier du Giétro, devant des séracs impressionnants mais oh combien photogéniques ! Les conversions s'enchaînent, on passe près de la rimaye, à droite du glacier sous La Ruinette. Notre groupe se scinde en deux, selon la vitesse de chacun. Le cadre est toujours autant magnifique. On passe un pont de neige (même plusieurs) et par une belle pente arrivons sur la dernière déclivité accueillis par le soleil. Le sommet d'hiver est droit devant nous et comme les chevaux qui sentent l'écurie nous filons vers lui. Dépose des skis à son pied et on finit par une courte marche facile, arrivons au sommet d'hiver du Mont-Blanc de Cheillon. On se bouscule un peu, mais quel panorama, du 360°, magnifique, grandiose ! Le Cervin s'offre pour moi sous un nouveau jour, le Pigne d'Arolla juste devant nous et des glaciers de partout.

On profite de cette vue, mais un petit vent nous rafraîchit, on prévoit donc la pause casse-croûte pour le retour au col de Cheilon. Séances photos, et zut j'ai ma carte mémoire pleine ! Je repasse sur celle de la veille dont la capacité arrive près de la fin. Pas sûr de pouvoir finir mon reportage photographique !

Descente sur ce glacier du Giétro avec distance de sécurité, nous repassons par la belle crevasse puis tournons sur notre droite, des traces nous y invitant et descente dans une excellente poudreuse. Dans cette descente 4 excellents skieurs allemands semblent ignorer les règles élémentaires de politesse et un passe même sur les skis de Gérald ! On les laisse filer, puis continuons dans cette belle neige, en marquant des pauses photos pour les séracs majestueux. On rejoint le col de Cheillon par un faux plat, et marquons une pause casse-croûte. On retrouve un guide avec ses clients, croisés à la montée, qui descendent sous les séracs et après notre pause nous ferons pareil pour trouver une neige décaillée excellente. Le gardien de la cabane dira à Walter, retourné depuis le col de Cheillon, que ce secteur est dangereux à cause des séracs. Ce n'est pas la première fois que l'on passe par cet endroit.

Ensuite on rejoint le long faux plat du glacier de Cheillon, on pousse, on se laisse glisser pour arriver au pied des échelles. Il faut remonter à pieds la pente pour arriver en bas des premières échelles , exercice éprouvant pour la troupe en fin de randonnée par une chaleur bien printanière. Le passage des échelles est fréquenté, comme à la poste, il faut prendre son ticket ! Partisan d'abréger les souffrances, Gérald et moi montons au plus vite ces échelles, j'ai eu plus de facilité que lors de la descente. Carole et Eddy arrivent avec les mains tremblantes, d'autres sont essoufflés, ces échelles restent une valeur sûre pour les émotions ! Ensuite on se laisse glisser, dans des pentes pistées dans une neige de printemps et retrouvons les pistes d'Arolla pour du ski plaisir dans une neige quand même lourde. Arrivée à Arolla, les militaires semblent quand même avoir congé le samedi. Fin d'une belle sortie en skis, variée et une découverte pour moi de la vie d'un club et de partage.

Rapporteur: Daniel Ribagnac